Ouvrir un salon

Registre de commerce ou carte d’artisan pour un salon de coiffure ?

Par Rafik BELAZOUZ6 min de lecture

La coiffure, l’esthétique, l’onglerie et le métier de barbier sont couramment rattachés à l’artisanat, ce qui oriente vers la Chambre de l’Artisanat et des Métiers de votre wilaya. L’immatriculation au registre de commerce relève du CNRC et répond à une logique différente ; certaines situations mettent en jeu les deux, en particulier quand le salon vend aussi des produits. Ces deux organismes sont seuls à pouvoir trancher votre cas précis.

C’est l’une des deux questions les plus posées avant d’ouvrir, et l’une des plus mal renseignées : on trouve tout et son contraire sur les forums, écrit par des gens qui décrivent leur cas particulier sans le préciser. Cette page ne tranchera pas à leur place non plus. Elle vous dit qui tranche, où lire la source, et ce qu’il faut demander pour repartir avec une réponse ferme.

Mon salon relève-t-il de l’artisanat ?

Les métiers de la coiffure, de l’esthétique, de l’onglerie et de la barberie figurent parmi les activités traitées comme artisanales. Ce qui varie d’une situation à l’autre, c’est la façon dont votre activité exacte est classée dans la nomenclature, et ce que cela implique ensuite pour vous.

Qui s’en occupe : Chambre Nationale de l’Artisanat et des Métiers (CNAM), via Chambre de l’Artisanat et des Métiers de votre wilaya

Les questions à leur poser :

  • Sous quel intitulé exact mon activité est-elle classée dans votre nomenclature ?
  • Une qualification professionnelle est-elle attendue pour cet intitulé, et laquelle est reconnue ?
  • Quelles pièces dois-je fournir, et dans quel ordre les obtenir ?
  • À quel moment de mon projet cette inscription doit-elle intervenir ?
  • Quel est le coût de cette démarche et sous quelle forme se règle-t-il ?
  • Que dois-je faire ensuite, et auprès de qui ?

Dans quels cas un registre de commerce s’ajoute-t-il ?

Le registre de commerce répond à une logique différente de l’inscription artisanale, et les deux ne s’excluent pas nécessairement. Le cas le plus courant dans un salon est la vente de produits à côté de la prestation : shampooings, soins, accessoires. Le CNRC est le seul à pouvoir vous dire ce que votre situation implique.

Qui s’en occupe : Centre National du Registre du Commerce (CNRC)

Les questions à leur poser :

  • Dans ma situation, une immatriculation au registre de commerce s’ajoute-t-elle à l’inscription artisanale ?
  • La vente de produits au salon change-t-elle la réponse, et à partir de quel niveau d’activité ?
  • Quelles vérifications dois-je faire sur la dénomination commerciale que je souhaite utiliser ?
  • Quelles pièces dois-je apporter, et sous quelle forme ?
  • Quelles obligations en découlent une fois l’immatriculation obtenue ?

Pourquoi cette page ne donne-t-elle ni montant ni liste de pièces ?

Parce que ces éléments évoluent, qu’ils diffèrent d’une wilaya à l’autre, et qu’un chiffre recopié ici vous ferait construire votre budget sur une information que nous ne pouvons pas garantir. Une inexactitude sur le registre de commerce coûte au lecteur un dossier refusé et un déplacement, et elle coûte à ce site sa crédibilité sur tout le reste. La liste des questions ci-dessus est délibérément la partie la plus fournie de la page : c’est elle qui rend un rendez-vous productif.

Que peut-on préparer avant le rendez-vous ?

Écrivez d’abord ce que vous ferez exactement, en une phrase précise : quelles prestations, avec ou sans vente de produits, seule ou avec des employées, dans un local ou à domicile. Presque toutes les réponses ambiguës viennent d’une description trop vague de l’activité. Notez ensuite les questions de cette page et cochez-les au fur et à mesure, plutôt que de tout retenir de tête.

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il un registre de commerce pour ouvrir un salon de coiffure ?+

La coiffure est couramment rattachée à l’artisanat, ce qui oriente vers la Chambre de l’Artisanat et des Métiers. Certaines situations, en particulier la vente de produits, peuvent mettre en jeu le registre de commerce. Seuls ces deux organismes peuvent trancher votre cas précis, et cette page donne les questions à leur poser.

Quelle différence entre carte d’artisan et registre de commerce ?+

Ce sont deux régimes d’inscription distincts, gérés par deux organismes différents : la Chambre de l’Artisanat et des Métiers d’un côté, le CNRC de l’autre. Ils ne s’excluent pas nécessairement. Ce qui décide dans votre cas dépend de la nature exacte de votre activité, que ces organismes qualifient eux-mêmes.

Vendre des produits au salon change-t-il quelque chose ?+

C’est le cas qui revient le plus souvent, et il mérite une question explicite au guichet plutôt qu’une supposition. Posez-la en décrivant précisément ce que vous comptez vendre et dans quelle proportion : la réponse en dépend.

Combien coûte l’inscription et combien de temps prend-elle ?+

Les coûts et les délais sont fixés par les organismes eux-mêmes, varient d’une wilaya à l’autre et évoluent. Nous ne les reproduisons pas ici : la question figure dans les listes de cette page, posez-la directement au guichet.

Comment préparer son rendez-vous ?+

Écrivez en une phrase précise ce que vous ferez : quelles prestations, avec ou sans vente de produits, seule ou avec des employées, en local ou à domicile. Les réponses ambiguës viennent presque toujours d’une description vague de l’activité.